ASSE - L'avocat des GA92 et des MF91 soulagé après la commission

Stade | Publié le par Joris | 1 commentaire

Pierre Barthélémy, l'avocat des groupes ultras de l'AS Saint-Étienne, les Green Angels et les Magic Fans, s'est exprimé au micro de nos confrères de RMC Sport ce lundi à la sortie des audiences devant Commission nationale consultative de prévention des violences lors des manifestations sportives.

Ce lundi, l'AS Saint-Étienne et ses deux groupes ultras, les Green Angels et les Magic Fans, passaient devant la Commission nationale consultative de prévention des violences lors des manifestations sportives, dans le cadre des procédures de dissolution relancées par le gouvernement. 


À la sortie des audiences, Pierre Barthélémy l'avocat des MF91 et des GA92 se disait soulagé au micro de RMC Sport mais confiait n'avoir aucun indice sur l'avis que va rendre la commission : "Je pense que le premier sentiment c'est le soulagement. Ça fait dix jours que c'est très difficile, qu'on se prépare. Là on a pu s'exprimer. On a pu démontrer que les associations de supporters sont des hommes et des femmes passionnés par le supportérisme et absolument pas comme c'est inscrit dans le dossier, des personnes qui utilisent le football comme prétexte à la violence. C'était quand même important de donner à la commission des visages, des âmes, des voix pour montrer qui sont ces supporters. 


Le fait qu'on ait choisi de présenter des observations orales en plus des observations écrites c'est parce qu'on voulait aussi leur faire comprendre qu'on parle d'une structure humaine, une structure associative et pas seulement de groupuscules parce que si ces personnes-là voulaient ou avaient pour objectif la violence, ils n'en auraient rien à faire qu'on supprime leur association. Ils peuvent toujours aller au stade, ça ne touche pas leur abonnement, ça ne vaut pas interdiction de stade, c'est juste leur structure associative. 34 ans et 35 ans pour les deux associations d'histoires collectives avec des couleurs, des logos, des banderoles, des bâches. C'est ça qu'ils sont venus défendre, une identité. 


Je ne suis ni optimiste, ni pessimiste. On est venu dire ce qu'on voulait dire, on a présenté des observations. Nous on est convaincus à 110% par ce qu'on a dit et on est convaincus à 110% que ces dissolutions sont une mauvaise idée. Mais est-ce qu'on a été convaincants ? Je ne sais pas. Est-ce qu'on avait vraiment aujourd'hui une liberté ou est-ce que c'était déjà joué avant ? Je ne sais pas. En tout cas nous on a joué le jeu qui est de présenter nos observations jusqu'aussi loin qu'on pouvait le faire, que ce soit techniquement, matériellement, humainement ou physiquement. On a tout donné et maintenant c'est dans les mains de l'administration, c'est à elle de prendre sa décision et quoiqu'il arrive, de toute façon, on continuera à vivre. (...) Il peut y avoir un décret de dissolution publié au Journal Officiel dans les prochains jours comme il peut ne rien y avoir pendant trois mois  et un décret dans trois mois... On vit avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête et on a aucune idée des suites."

Pour rappel, la Commission nationale consultative de prévention des violences lors des manifestations sportives rend une décision qui n'est que consultative. En clair même si elle remet un avis défavorable sur la dissolution des groupes stéphanois au Ministère de l'Intérieur, ce dernier peut décider de poursuivre la procédure tout de même. L'année dernière, l'avis remis avait été défavorable à la dissolution ce qui avait été suivi par le ministre de l'Intérieur. On espère un épilogue similaire.       

keyboard_arrow_down Commentaire (1) keyboard_arrow_down