ASSE - Dans les coulisses de l'arrivée de Ruffier chez les Verts
Débarqué dans la Loire en 2011 en provenance de l’AS Monaco contre un chèque de 4 millions d’euros, Stéphane Ruffier sera resté 10 ans à l’ASSE. Dans les colonnes du Progrès, l’ancien dernier rempart des Verts est revenu sur son arrivée dans le Forez.
Gardien phare des années Galtier à l’ASSE et Stéphanois entre 2011 et 2021, Stéphane Ruffier a disputé 383 matchs avec les Verts dont 36 sur la scène européenne. Il est le portier de l’ASSE qui compte le plus grand nombre de sorties en Coupe d’Europe avec les Verts. Dans les colonnes du Progrès, l’homme de 39 ans revient sur les coulisses de son arrivée dans la Loire : "Il y a Christophe Galtier qui m’appelle lors de mon dernier jour de vacances. Il me voulait à tout prix. Il me dit “Stéph’, c’est Christophe Galtier. J’ai un objectif, c’est de ramener le peuple vert au Stade de France. Pour ça, j’ai besoin d’un grand gardien et le grand gardien, c’est toi. Quand un entraîneur t’appelle, te parle comme ça et te demande si tu es chaud, comment tu veux lui répondre autre chose que “bien sûr que je suis chaud, je suis là en fait”. On a mis un bon mois à se mettre d’accord et après, ça s’est fait. Il voulait aussi remettre le club en Europe. En deux ou trois ans, c’est ce qu’on a réussi à faire. On a gagné la Coupe de la Ligue et on a remis l’AS Saint-Étienne en Europe."
S’il n’avait pas prévu de s’installer sur le long terme à Saint-Étienne, Ruffier restera finalement 10 ans avec un maillot vert sur les épaules avec comme symbole de son passage réussi à l’ASSE, la campagne victorieuse de Coupe de la Ligue en 2013 : "La Coupe de la Ligue, ça a été marquant, parce qu’on a trois séances de tirs au but en tout sur la compétition. On a Lorient, on a Paris, où j’arrête celui de Thiago Silva et Lille. Celui de Lille, il est marquant parce que, si tu veux, je crois que c’est l’une des seules séances où je n’en ai pas sorti. Et à la fin, Florent Balmont se présente, il a le ballon de finale et la met sur le poteau (...) Mais par contre, en termes d'émotion, c’est celle contre Lille. Il y a un stade entier qui se retourne. Tu vas en finale derrière, c’est fantastique.
Gagner un trophée, comme on l’a fait, c’est la réussite d’un groupe. Parce qu’on a tous fait le travail et c’est ce qui t’emmène les résultats. J’ai souvent entendu sur moi comme quoi j'étais un individualiste et je ne pensais qu’à moi. Je ne me suis jamais mis en avant quand on gagnait une séance de tirs au but ou quand je faisais un gros match. Je suis toujours resté en retrait."
Retrouvez l’entretien complet de Stéphane Ruffier.