ASSE - Balles de tennis, matchs le lundi, parcage en folie
Le déplacement des Verts à Dijon ce lundi soir marquait le retour des Verts sur ce créneau particulier en Ligue 2. Une première depuis février 2024 et un match face à l'ESTAC dans le Chaudron (5-0).
Dans un avant-match où les locaux donnent de la voix, les 748 supporters des Verts qui garnissaient le parcage du stade Gaston-Gérard lundi soir ont allumé les festivités à l’entrée des 22 acteurs. Craquage en règle et chants lancés à pleins poumons. Bis répétita après l’ouverture du score de Thierno Ballo en première période. Côté banderoles, les MF91, placés sur la partie gauche du parcage affichaient leur soutien aux Girondins de Bordeaux, au bord du précipice et dans le flou le plus total en cette fin d’été : "Le FCGB doit vivre".

Le parcage s’enflamme à l’entrée des 22 acteurs de ce #DFCOASSE#ASSE
— Envertetcontretous (@Site_Evect) August 31, 2026
📸©ď¸ŹEvect pic.twitter.com/vzDMBnlYlx
En deuxième mi-temps, un évènement contestataire en provenance de la tribune IPS ou tribune Nord et du parcage stéphanois a interrompu la rencontre pendant une grosse poignées de secondes. En effet, ce sont près d’une centaine de balles de tennis qui ont été jeté sur la pelouse afin de protester contre les matchs se déroulant le lundi. Accompagné de chants, d’une banderole et d’un tifo allant en ce sens. Une façon de contester qui est apparue dans plusieurs stades d’Europe et notamment en Allemagne où la pratique est régulière lorsqu’il s’agit d’exprimer son mécontentement. Le "tennis ball protest" tient en réalité son origine des tribunes anglaises et des supporters d’Hull City qui à la fin des années 90, pour contester les méthodes de David Lloyd, président des Tigers et ancien joueur de tennis, jetaient des balles de tennis sur la pelouse.
Une interruption similaire avait eu lieu à Geoffroy-Guichard, en Ligue 1, avec la même méthode de contestation en 2024 à l’occasion de la réception de Montpellier. Des voitures téléguidées accompagnant les balles ce soir-là sur la pelouse du Chaudron avec deux banderoles : une première en Nord, sans équivoque : "LFP, Qatar, Beinsport, CVC, les trous de balle qui tuent le foot français". Puis en Sud : "Vous êtes les toutous du Qatar, en attendant le retour de bâton, jouons à la baballe".
Interrogé sur le sujet en zone mixte après la rencontre, le capitaine des Verts, Julien Le Cardinal partageait en partie la gronde des supporters, regrettant cependant l’interruption du match : "L’interruption de match ? Je n’ai pas fait gaffe en fait, l’arbitre a sifflé je me suis retourné et j’ai vu les balles sur le terrain. C’est à cause des matchs en semaine si je ne dis pas de bêtise. C’est toujours dommage d’interrompre une rencontre mais ils n’ont pas tort non plus je trouve. On s’adapte, ce n’est pas nous les décideurs, si on joue tous les lundis et qu’on gagne tous les lundis cela me va."
Depuis plusieurs saisons désormais, les supporters alertent et montent au créneau contre certaines décisions des instances et des diffuseurs avec comme sujet de fond, la pression financière mise sur les clubs, les sanctions collectives, les horaires de programmation des matchs, les passes-droits accordés à certains dirigeants de la LFP ou bien encore les droits TV.
