ASSE - 50 ans après, Revelli n'en veut pas aux Nîmois

Anciens Verts | Publié le par Joris | 0 commentaire

Le 4 mai 1976, une grosse semaine avant la finale de Coupe des Clubs Champions entre l'AS Saint-Étienne et le Bayern Munich, un match entre l'ASSE et Nîmes avait fait couler beaucoup d'encre.

Les passionnés de l'épopée de l'AS Saint-Étienne en 1976 se souviennent certainement de ce match entre l'ASSE et Nîmes disputé quelques jours avant la finale de Coupe des Clubs Champions entre Saint-Étienne et le Bayern Munich. Ce n'est pas pour la large victoire des Verts (5-2) que cette rencontre a marqué les esprits mais plutôt parce que l'ASSE avait perdu des forces vives ce jour-là, avant le match le plus important de son histoire. Farizon et Synaeghel avaient été victimes de blessures et du jeu réputé rugueux des Nîmois. 


Interrogé à ce sujet cinquante ans après par Objectif Gard, Patrick Revelli n'en veut pas aux Nîmois : "Ce sont les aléas du football. C’est sûr que l’on en a fait tout un drame parce que derrière il y a eu la finale de la coupe d’Europe. Il y avait tellement de supporters des Verts dans toute la France, que les gens en voulaient à Nîmes. Quand tu regardes la finale, tu ne peux pas dire que Repellini et Santini ont été moins bons que Farizon et Syneaghel. Ce n’est pas la faute des Nîmois si les Verts ont perdu la finale. Les vrais faits de jeu, ce sont les deux poteaux sur lesquels nous échouons. En finale, il ne fallait pas sortir Sarramagna qui était l’homme du match."

Daniel Sanlaville, joueur de Nîmes ce jour-là et désormais ami de Revelli donne sa version des faits également : "C’était un match décalé et nous n’étions pas favorables à jouer cette rencontre car nous craignions justement qu’il se passe ce genre de problème. Mais c’est Robert Herbin qui a voulu, parce que cela faisait quinze jours que les Verts n’avaient pas joué. Les Stéphanois n’avaient pas l’habitude d’être menés au score à Geoffroy-Guichard. Nous avons mené 1-0 et 2-1. Là ça a commencé à mal tourner avec le duel entre notre Brésilien Luizinho, qui faisait un super match, et leur Argentin Piazza qui n’arrivait pas à le maitriser. Nous, les joueurs nîmois, nous avions condamné le geste de Denis Mathieu qui avait mis le pied sur le genou de Farizon. (...) On nous a appelés les voyous du football français. En tant qu’ancien Stéphanois et parce que j’étais accompagné par Jean-Michel Larqué, j’étais le seul Nîmois à pouvoir sortir des vestiaires sans problème. Il y avait des flics partout et ils nous ont accompagnés jusqu’à l’autoroute. Les joueurs de l’ASSE n’ont jamais critiqué Nîmes, au contraire de Robert Herbin." 

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