Après 2004, Antonetti n'a pas oublié l'ASSE et Baup

Anciens Verts | Publié le par Joris | 0 commentaire

Alors que l'AS Saint-Étienne avait décroché sa remontée en Ligue 1 en plus du titre de Ligue 2 à l'issue de la saison 2003-2004, Frédéric Antonetti avait été remercié par l'ASSE qui l'avait remplacé par Élie Baup à l'intersaison.     

Quelque chose que Frédéric Antonetti n'a évidemment jamais oublié comme beaucoup de supporters stéphanois dans l'incompréhension après cette décision. Dans Paroles d'Ex sur L'Équipe, Emerse Faé s'est exprimé sur son plus gros fou rire en carrière évoquant un match à Saint-Étienne sous les couleurs de Nice : "C'était à Saint-Étienne, avec Nice (victoire 1-0, en novembre 2008). On avait Kafoumba Koulibaly dans le onze et il n'avait jamais vu la neige de sa vie. Et là, c'est de la vraie, ça tombe, ça te fait mal aux yeux. On fait une bonne première période, on mène. Et on arrive au vestiaire, Fred (Antonetti, entraîneur de l'OGCN de 2005 à 2009) nous défonce. On se regarde tous, surpris. À la fin, on va le voir, on lui dit : "Mais attends, Kafou, c'était son premier match sous la neige, on mène et tu nous défonces ?"

C'est parti en fou rire parce qu'on avait gagné, on était contents. Après coup, on a su que Fred avait une dent contre Saint-Étienne. Parce qu'il s'était fait virer (en 2004) alors qu'il y était bien. Il nous avait dit : "Vous faites ce que vous voulez, mais Saint-Étienne et Nantes, c'est non négociable". Quand il avait dit Nantes, j'avais répondu : Mais pourquoi Nantes ? Car moi je suis de Nantes. En fait, Nantes était entraîné par Élie Baup, qui avait pris sa place à Saint-Étienne. Il l'avait en travers de la gorge.
"

C'est d'ailleurs Frédéric Antonetti qui est l'entraineur qui a le plus marqué Faé : "Fred justement. L'image que les gens avaient de lui, c'était tout le contraire, en fait. Une fois, aussi, je ne sais pas ce qui m'avait pris ce jour-là, on va jouer à Marseille, et défensivement, j'allais presser sur le défenseur central, alors que Marseille n'attendait que ça. Je l'ai fait une fois, deux fois, trois fois... Il m'a dit : "Mais tu as bu ou quoi ? Tu n'as pas compris que dès que tu vas presser, le défenseur trouve le décalage à l'intérieur et il joue sur le côté que tu as laissé ?" C'était quelqu'un de très passionné. Tu parlais avec lui de foot pendant cent ans, il t'écoutait. Il fait partie des entraîneurs sous-cotés aussi."  

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