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Sagnol n'était pas assez motivé

Publié le par Raph' 0 commentaire
Bernard Caiazzo est revenu dans une interview pour Le Progrès sur les décisions du Conseil d'administration et notamment la nomination de Dominique Rocheteau à la vice-présidence du Conseil de surveillance. Selon lui, Willy Sagnol n'aurait pas montré suffisamment d'enthousiasme à l'idée d'occuper ce poste. Comment s'est passé le Conseil de surveillance ? « Roland Romeyer a présenté les résultats par rapport aux objectifs qui lui avaient été fixés. À savoir sauver le club sportivement et assurer les finances. On connaît le côté sportif avec le maintien et sur le plan financier, le club enregistre une perte de 2,6 millions d'euros. C'est nettement inférieur à ce qui était prévu, puisque l'on avait tablé sur une perte plus importante en raison de la baisse des droits télé, à cause de notre classement. Sur ces deux points, le Conseil a approuvé sa gestion rigoureuse des dossiers ». Et le Conseiller sportif ? « Dès le mois de février, nous avions travaillé sur un plan destiné à impulser un nouvel élan au club, avec le retour des valeurs stéphanoises au premier plan. Roland s'était attelé à la tâche avec abnégation ». Pourquoi Rocheteau plutôt que Sagnol ? « Willy Sagnol avait émis le souhait de travailler avec Sabri Lamouchi, mais souhaitait le départ de Stéphane Tessier. Sagnol avait proposé de prendre rendez-vous à Sainte-Maxime, mais compte-tenu de nos emplois du temps respectifs, il était préférable de le faire à Saint-Etienne. Et puis le Conseil de surveillance n'a pas senti une motivation extrême de la part de Willy Sagnol »... Alors que Dominique Rocheteau vous offrait plus de garanties ? « Dominique Rocheteau nous a appelé depuis l'Afrique du Sud pour réaffirmer sa volonté de nous représenter dans le domaine sportif. Il aura un rôle de vice-président du Conseil de surveillance qui pourra ensuite s'ouvrir sur un rôle plus opérationnel lorsqu'il sera établi ici ». La piste Willy Sagnol est donc terminée ? « J'ai fait beaucoup de choses pour Willy Sagnol notamment en reportant le Conseil de surveillance du 16 juin dernier. Mais les autres membres du Conseil, n'ont pas eu le sentiment qu'il y avait un signe de motivation très fort de sa part. Et puis, est-ce que Willy avait toute l'organisation de vie pour aller dans ce sens ?». Dominique Rocheteau a donc fait l'unanimité ? « Par son charisme, ses compétences, ses relations, il a fait l'unanimité. Il représente une image très propre, une éthique et une caution morale. Ce sont des éléments qui ont compté. Il pourra transmettre à la génération actuelle des valeurs historiques qui ont fait la force de ce club. Rocheteau, ce n'est pas le choix de Roland Romeyer, c'est le choix de l'ensemble du Conseil ». La venue du fonds d'investissement est-elle abandonnée ? « Aujourd'hui, le Conseil de surveillance a donné son accord pour avancer avec le fonds d'investissement dont le siège est basé à New-York. Mais la calamiteuse image de l'équipe de France et surtout les articles très durs parus dans le Times ont freiné les ardeurs des investisseurs, qui ont préféré prendre plus de temps dans leur réflexion. Ce n'est pas parce que Global Emerging Markets gère des milliards d'investissements qu'il ne va pas étudier sérieusement un dossier de 20 millions d'euros. Cela a retardé les discussions, mais c'est indépendant de notre volonté ». L'objectif d'un fonds d'investissement c'est de gagner de l'argent, et dans le football... «Effectivement l'objectif d'un fonds d'investissement c'est de rester entre deux et quatre ans dans un club ou une entreprise et d'en ressortir, c'est une sorte de bourse populaire, avec comme objectif de générer 15 % de bénéfices par an. Mais si ce fonds nous donne les moyens il peut retrouver son intérêt dans la performance sportive. J'aurais voulu que cela aille plus vite, mais c'est comme pour un transfert, ce n'est pas toujours dépendant de notre volonté ». Source : Le Progrès
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