Riolo, ce bon Riolo

Pros | Publié le par Etienne | 54 commentaires
"Et puis on ne découvre rien, l’équipe de Christophe Galtier est souvent chiante, rarement brillante." Tels sont les mots qu’écrivait Daniel Riolo lundi 7 avril sur son blog, dans son billet « d’analyse » hebdomadaire. Aux vues de tous les commentaires incendiaires qui ont surgi lors de la publication de ces mots sur le site evect.fr, l’envie de vous écrire quelques lignes à propos de cet homme m’est apparue, il le mérite.

Riolo, c’est qui ? 

Chaque soir, la plus grosse radio sportive en terme d’audience, RMC, diffuse une émission bien connue de tous, l’Afterfoot. Au fil des années, ce rendez-vous quotidien s’est imposé comme une étape indispensable dans la sphère médiatique autour du football. Daniel Riolo est l’un des chroniqueurs phares de l’émission, il aime à se placer comme celui qui sait vraiment, qui connaît le vrai football, et qui savait avant les autres. Son attitude hautaine et méprisante, quoi que parfois involontaire, lui a valu de nombreux « clash » et affrontements en direct à l’antenne, avec ses collègues chroniqueurs (Rolland Courbis, Éric Di Meco, pour ne citer qu’eux), et plus souvent avec des auditeurs, qu’il n’hésite pas à insulter dès lors que ceux-ci possèdent un avis divergeant. 

Idole ou ennemi public ? 

En faisant quelques rapides recherches sur internet, on se rend compte à quel point les avis à son sujet sont discordants. Si certains le détestent pour ses défauts précédemment cités, d’autres voient en lui un prophète du football moderne, et lui vouent une sorte de « culte ». Une page Facebook intitulée « La Riologie » retranscrit même le moindre de ses propos. 

Polémiste avant tout

Mais alors pourquoi ? Pourquoi lui accorde-t-on un tel intérêt ? Lui qui n’a jamais été rien d’autre qu’un simple chroniqueur radio et télé, pourquoi lui accorde-t-on plus d’importance qu’un Jean-Michel Larqué, ou un Rolland Courbis,  qui ont à eux mille fois plus de légitimité ? 
La réponse est simple, parce qu’il est payé pour ça. Daniel Riolo n’est pas un journaliste ni même un consultant. Daniel Riolo est un polémiste, qui a monté son fonds de commerce sur la provocation, et le lancer de piques aléatoires. 
Si on regarde la composition de l’Afterfoot, on remarque rapidement que cette émission est construite autour de lui et de son personnage. À chaque fois que Daniel Riolo lance une pique sur telle équipe ou tel joueur, va automatiquement s’en suivre une réaction en chaine qui va augmenter l’audience de la station. Beaucoup s’interrogent sur le devoir de responsabilité de RMC vis-à-vis de Daniel Riolo, qui est souvent irrespectueux à l’antenne. La réponse est là, quel serait l’intérêt pour le groupe d’écarter Riolo, l’homme qui leur permet d’assurer une audience correcte ? Parce que oui, inutile de se voiler la face, quand il n’est pas là ou que personne ne lui tient tête, on se fait chier. 

Quid de la crédibilité ? 

Souvent dans l’excès et d’une mauvaise foi sans équivalent dans tout le PAF, Daniel Riolo est-il, au final, un bon chroniqueur? Lorsque l’on analyse ses propos, il n’y a rien d’infondé. Lorsqu’il dit qu’on se fait chier en regardant Sainté en ce début d’année 2014, quiconque dirait le contraire serait dans l’erreur. Quand il écrit que Mollo n’a pas le niveau pour jouer en Ligue 1, est-il vraiment si loin de ça de la réalité ? La réputation de Daniel Riolo ne s’est pas faite pour ses analyses poussées du monde du football, mais bel et bien sur la multiplication des provocations.  Et au final, c’est ça son métier, faire polémique. Et la moindre des choses, c’est de dire qu’il le fait bien, le job. 


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