Les Verts de 76 réunis au Zenith

Anciens Verts | Publié le par Paul | 13 commentaires

Parrains de l'hymne des Verts de 1976 écrit et interprété par Julien Frobert et Patrick Koclaym, une grande partie de l'équipe de l'épopée s'était donnée rendez vous au Zenith de Saint Etienne pour interpréter ce qu'ils présentent tous comme "l'hymne officiel des Verts de 76". En parallèle une émission spéciale se tenait avec notre partenaire France Bleu Saint Etienne Loire, ou chacun s'est exprimé sur le bonheur de se retrouver "en famille" autour d'un évènement portant les couleurs de Saint Etienne. 



Patrick Koclaym : "Nous sommes heureux de réunir toutes ces légendes dans un lieu fort de la ville de Saint Etienne. Passionné de football, j'ai découvert le club et le Chaudron quand je suis venu m'installer ici dans les années 80', je n'avais encore jamais connu un tel engouement dans un stade. Et puis avec le temps on fait des rencontres et notamment avec Dominique Rocheteau ou j'ai pu mesurer ce que représentait les Verts à Saint-Etienne. Quand il vous faut 2 minutes pour faire 150 mètres, avec Dominique il en fallait 30. J'ai aussi rencontré Patrick Revelli qui possède l'avantage d'être très fédérateur, après avoir rassemblé tout le monde, ils se sont appropriés la chanson et le projet et ils ont accepté d'en faire l'hymne officiel de l'équipe de 1976."

Patrick Revelli : "C'est une équipe qui a marqué son époque et son temps, mais le plaisir réside dans le fait de se retrouver encore plus de 40 ans après tous ensemble. Aujourd'hui vous avez Doudou (Janvion) et Osvaldo (Piazza) qui viennent de très loin et pourtant ils n'hésitent pas une seconde à nous rejoindre. Cela fait plaisir de voir que les gens ne nous ont pas oublié, cela prouve qu'on n'a pas encore trop vieillit même si nous avons de moins en moins de cheveux avec Christian Sarramagna (sourires)."

Christian Sarramagna : "J'ai épousé ma femme ici mais aussi le club. C'est un grand bonheur de revenir dans la région, j'y ai passé 15 ans de ma vie en tant que joueur puis en tant qu'entraîneur. Ce que les gens ont apprécié je pense c'est que nous avons réussi à faire de grandes choses par notre travail et en revendiquant une identité propre à la région et à la ville. Dès que je me rends quelque part, on parle toujours de Saint-Etienne, on me demande ce que deviennent mes anciens partenaires, cela a vraiment marqué le pays, le football et beaucoup de générations. Imaginez quand même, qu'aujourd'hui encore des jeunes supporters connaissent tous les joueurs de 1976 !"

Oswaldo Piazza : "C'est très important de continuer de se retrouver régulièrement parce que 1976 cela commence à faire loin. Notre force était que nous étions forgé pour gagner et pour tout laisser sur le terrain, tout le monde savait ce qu'il devait faire et quand il devait le faire. Nous avions un coach qui nous a appris la notion de difficulté et d'effort, l'effort du travail, l'effort de la ville. Nous étions plus fatigué aux entraînements que pendant les matchs, on forçait tellement que nous n'arrivions parfois pas à finir les séances. Quand vous êtes constamment mis en difficulté c'est très facile après de se surpasser et de renverser des situations, pendant les matchs nous étions prêts à tout sur le terrain. Les autres joueurs nous ont souvent traité de fous quand ils voyaient nos entraînements, on s'entraînait plus que n'importe qui à cette époque." 

Pierre Repellini : "C'est le groupe qui était à part dans cette équipe, on avait envie d'aller le plus loin possible. On a jamais renoncé. Je me souviens d'un match face à Bastia une saison ou nous étions invaincus à la maison. On perd le match 0-2 à la 82ème minute. (Oswaldo Piazza intervient : "Il nous manquait un point pour être champion, je m'en souviens !"). Et la, un orage arrive sur Saint-Etienne, panne d'électricité, on rentre tous au vestiaire dans le noir le plus complet et puis Osvaldo commence à frapper dans les placards, à insulter tout le monde dans sa langue natale, je ne sais pas ce qu'il disait mais quand la lumière s'est rallumé on est revenu sur le terrain, il n'y avait plus 11 joueurs mais 11 fous furieux. On marque 3 buts en huit minutes." 



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