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Le match du Week end: ÇA SENTAIT L’AN 2000 !

Publié le par Franck 0 commentaire
C’était le dimanche 27 août 2000. Alors qu’hier nous étions le dimanche 28 août 2011 (Sochaux-ASSE 2-1, 4e journée de la saison 2011-2012).Le 27/08/2000, l'ASSE s’était présentée à Auxerre pour le compte de la 5e journée, avec la magnifique intention (c’était tout bonnement mathématique) de s’emparer de la tête du classement de L1 en cas de victoire. Mais après de nombreux rebondissements (blessures, buts…comme hier soir) le match tourna à la catastrophe et au cauchemar. Ce match sonna même le glas du bon début de saison stéphanois.Les Verts s'inclinèrent 4-3, perdirent José Aloisio, Lucien Mettomo et Jean-Guy Wallemme sur blessures.Ce fut le grand tournant de la saison (quelques semaines avant l’affaire des faux passeports). Souhaitons que la défaite d’hier à Sochaux n’annonce pas les mêmes effets ? Comme hier soir, la fin du premier mois du championnat 2000-2001 approchait, et les Verts, pour leur deuxième saison consécutive en L1, étaient encore invaincus ! Sur la pelouse de l'Abbé-Deschamps, Robert Nouzaret put aligner son équipe-type (hormis le gardien ukrainien Maxym Levytsky blessé et remplacé par le jeune Jérémie Janot). Hélas, le probant onze de départ ne tint qu'une vingtaine de minutes, le temps pour Guel (« La Toupie ») d'ouvrir le score à la 6e minute de jeu. Lucien Mettomo, puis José Aloisio, deux pièces-maitresses du système de Nouzaret, sortirent ensuite sur blessure, et c'est toute une équipe qu’il fallut rebâtir à la pause. Les Auxerrois (avec ces deux blessures précipitées côté stéphanois) comprirent qu’ils étaient dans un jour « avec ». Dès la reprise (les Verts menaient donc 0-1 à la mi-temps), Kapo profita d'une grosse erreur d'appréciation de Janot pour égaliser (1-1, 48e minute seulement). Stéphane Pédron réussit dans la foulée une énorme frappe de 30 mètres qui laissa Cool de marbre (1-2, 52e minute de jeu !), mais ce fut le dernier coup d’éclat des Verts…de la saison 2000-2001 ! Les Bourguignons appuyèrent sur l'accélérateur, et revinrent grâce à Guivarc'h (2-2, 72e). Pour couronner le tout, le capitaine Wallemme se blessa (avec son coéquipier Janot, sur une sortie hasardeuse de ce dernier). L'hémorragie fut à la fois en blessures et en buts puisqu’un penalty de Guivarc'h permit à l’AJA de mener 3-2 (84e), puis un but de Djibril Cissé grimpa le score à 4-2, à 5 minutes de la fin du match.Christophe Sanchez réduisit le score dans les arrêts de jeu (4-3 pour Auxerre), mais ce fut le début de la fin. C’est un peu le même sentiment laissé hier soir sur la pelouse de Bonal avec la grave blessure de notre seul attaquant de pointe (Sinima-Pongolle comme Aloisio), avec l’expulsion de Paulao, avec ce score qui bascula finalement chez l’adversaire, avec Steed Malbranque qui souhaite arrêter sa carrière brutalement, et (enfin) avec cette possibilité qui nous fut offerte au coup d’envoi de prendre les rênes de Ligue 1. Comme en 2000, la même explosion en plein vol lors du dernier dimanche d’août ! Après cette défaite à Auxerre en août 2000, la période des blessures avaient frappé, ceci avant l'affaire des faux-passeports, et le club ne put éviter la relégation.Du beau gâchis. On souhaite (bien évidemment) le destin exactement contraire cette saison.Pourtant, le parallèle est flagrant entre ces deux débuts saisons (2000-2001 et 2011-2012) : comme il y a 11 ans, l'ASSE ne joue pas vraiment bien mais s'impose face aux grosses cylindrées (Bordeaux et OM en 2000, Bordeaux encore en 2011), et l’équipe est diablement efficace en prenant des points sans faire le jeu (voir les matches cette saison à Marseille et à Bordeaux). Quelques semaines après (le 23 septembre 2000) ce fut le limogeage de Robert Nouzaret au soir d'une défaite à Strasbourg. Est-ce la même la saison qui vient de s’élancer ? Christophe Galtier doit espérer que non. Or, deux buts encaissés aux extrémités de la première période, la blessure catastrophe de Sinama-Pongolle, et l’expulsion de Paulao ont rendu la tâche impossible aux Foréziens face à des Sochaliens bien plus appliqués et sérieux. Les Verts avaient un bon coup à jouer puisque le fauteuil de leader leur était offert (anecdotique comme la saison dernière). Sauf que les Lionceaux avaient été humiliés en Europa League trois jours auparavant (0-4) devant leurs supporters. Ils devaient donc une revanche au peuple doubiste. Très solide à Marseille, l’ASSE rêvait de rapporter au moins un point de Bonal, voire trois points et une place de leader, si le scénario se goupillait bien. Or la mayonnaise n’a non seulement pas pris, mais en outre elle a tourné. Pour pallier la suspension de Mignot (exclu face à l’OM à quelques minutes de la fin du match), Christophe Galtier avait lancé Paulao qui, en conséquence, honorait sa première titularisation en match officiel. Il n’était pas le seul : Saadi était également titulaire en Ligue 1 pour la première fois de sa carrière. On déplora en revanche l'absence de Steed Malbranque, curieusement absent et dont il se murmure qu'il arrêterait sa carrière pour raisons personnelles.D’entrée, la partie démarrait sur des bases élevées sous l’impulsion des Doubistes, qui se ruaient sur la cage de Ruffier.La première minute à peine écoulée, le portier stéphanois réussit une sortie périlleuse et décisive pour barrer la route à Privat.Sochaux jouait vite et bien, ce qui gêna le jeu stéphanois. Boudebouz donna le tournis à toute la défense stéphanoise (si solide lors des trois premières journées) avant d’exécuter une frappe rasante et imparable (6e).Stéphane Ruffier ne put que constater les dégâts. Pour la première fois de la saison, les Stéphanois étaient menés au score, et on sentait la vilaine soirée arriver à grands pas. Après un nouvel avertissement sans frais (reprise de volée de Privat), l’ASSE retrouvait petit à petit ses esprits.Elle explorait plus souvent le camp sochalien mais peinait à se mettre en bonne position de tir. Quand il manque un leader de surfaces adverses, vous ne pouvez pas combiner facilement. Les débats s’équilibrèrent mais Sochaux combinait globalement mieux que l’AS Saint-Etienne. Au bout d’un joli mouvement, Mikari tenta sa chance dans un angle excentré mais Ruffier restait vigilant. Or, pour ne rien arranger aux affaires stéphanoises (déjà mal engagées), Sinama-Pongolle se claqua en bout de course. Il rentra au vestiaire sur civière et fut remplacé par Fabien Lemoine dans un réajustement tactique avec une seule pointe, Saadi. C’est dire s’il devient plus qu’urgent de recruter deux joueurs offensifs sous peine de connaître la même suite de saison que celle de 2000-2001. Sochaux profita de ces moments de flottement (sortie prématurée de Sinama-Pongolle) pour se montrer dangereux et encore pressant. Une reprise acrobatique de Privat alla mourir au ras du poteau (30e).Mais, les Verts ne renoncèrent pas, ceci grâce à un bon moral glané depuis l’entame de la saison. L’entrée de Lemoine (milieu de terrain) dynamisa paradoxalement l’attaque stéphanoise.Il décala Aubameyang qui enchaîna un contrôle et une frappe flottante qui se nicha dans la lucarne. Superbe but comme nous avions déjà eu l’occasion de le souligner pour ce joueur à Bordeaux lors de l’ouverture de la saison.Ce sera peut-être la saison d’Aubameyang à la surprise générale ? L’ASSE était ainsi complètement relancée.Saadi ne fut pas loin de récupérer un centre mal renvoyé de Sako et de donner l’avantage à son club.Mais (comme le 27 août 2000 à L’Abbé-Deschamps) les Verts passaient par toutes les couleurs : les Sochaliens reprirent l’avantage sur pénalty. Corchia fut en effet déséquilibré dans la surface de réparation par un contact avec Lemoine, Boudebouz prit Ruffier à contre-pied (41e), le plus mauvais moment pour les Verts.La messe était dite aurait dit Thierry Roland. Pourtant, au retour des vestiaires, l’ASSE affichait un visage résolument offensif. Mais elle n’a pas dans ses rangs des joueurs capables de renverser la vapeur.Rivière et Bergessio sont partis, Sanogo est banni, Sinama-Pongolle est blessé, bref, ça sent mauvais à Saint-Etienne.L’ASSE tenta de poser sa griffe de panthère sur le jeu. En bonne position de tir, Guilavogui n’attrapa malheureusement pas le cadre. Les Verts étaient donc plus entreprenants. Saadi ne fut pas loin de contrer un dégagement de Peybernes dans sa cage. Sochaux ne se montrait dangereux désormais que sur coup de pied arrêté. L’ASSE avait l’initiative.Une remise de Saadi mit en orbite Aubameyang qui croisa légèrement trop sa frappe. Or, les Stéphanois payaient cher la moindre erreur : Maïga intercepta une mauvaise relance, fila au but mais fut très légèrement déséquilibré par le retour de Paulao juste avant la surface de réparation (pas flagrant).L’arbitre M. Varela expulsa le défenseur brésilien à 25 minutes du terme de la partie. Désormais les Verts souffrirent et Ruffier repoussa comme il put un nouveau tir de Martin. En infériorité numérique, les Stéphanois eurent le mérite de s’accrocher jusqu’au bout (comme en 2000 à Auxerre).Mais, Sochaux bouchait les espaces et contrait une ASSE au bout du rouleau.Saadi se jeta pour tacler un centre de Lemoine : il poussa le ballon au fond des filets mais l’arbitre refusa logiquement le but pour une main involontaire de l’attaquant stéphanois (87e).Les Doubistes avaient encore l’occasion de se mettre définitivement à l’abri mais le poteau détourna la reprise de Nogueira.Les trois points revinrent à Sochaux et les Verts ont perdu gros dans ce match. Et une lointaine odeur d’août 2000 revint chatouiller nos narines.
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