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La match du week end: Tout fout le Caen

Publié le par Franck 0 commentaire
La période est très inquiétante pour Saint-Étienne (Caen-ASSE 1-0, 26e journée de Ligue 1). Les Verts semblent condamnés à jouer leur maintien en L1 cette saison encore. Malgré un matelas de points non négligeable (35), l’ASSE devra tout de même gagner encore trois fois au cours des douze journées restantes. Cela apparaît largement dans ses cordes, mais au vu de l’état d’esprit affiché ces dernières semaines, une amère inquiétude demeure. Pourtant Blaise Matuidi s’était voulu rassurant en fin de semaine, face à la presse. Il avait décidé de jouer une « positive attitude », en refusant de sombrer dans le catastrophisme : « J’estime que l’ASSE doit simplement mettre un terme à cette série négative, ceci afin de bien finir cette saison. Mis à part les grosses écuries qui creusent l’écart en tête du classement, le classement reste serré. Aujourd’hui, nous sommes 7e. Si on conserve ce classement jusqu’à la fin de saison, nous aurons réussi une très belle saison. Il ne faut pas oublier qu’on a galéré lors des deux dernières saisons. Mais, je ne me focalise pas trop sur le classement actuel. Tous les clubs subissent des moments difficiles au cours d’une saison : ce qui importe, c’est de stopper notre mauvaise série actuelle. » (Blaise Matuidi) La colère en début de semaine de Roland Romeyer allait-elle avoir les effets escomptés ? Son acolyte Bernard Caïazzo n’en pensait pas moins : « Les joueurs ont pris conscience qu’il faudra un tout autre état d’esprit que celui affiché face à Nice pour aller chercher des points. On s’est laissé endormir face à l’OGC Nice. On n’a jamais su redresser la barre après l’ouverture du score. » (Caïazzo) Or ce déplacement à Caen n’a pas été synonyme de réveil, mais au contraire de profond coma déclaré. Lors du match aller (Saint-Étienne – Caen), Dimitri Payet avait loupé un penalty à la 92e minute. Hier soir, El Arabi a enterré les Verts à la…92e minute. Un beau clin d’œil entre des valeurs saines d’un joueur qui fait tout pour que son club se maintienne, et des valeurs inexistantes d’une diva, qui après avoir loupé son penalty ce soir là, sombra dans l’anonymat, jusqu’à son réveil fin janvier, mais pour un départ ardemment souhaité au PSG ! Les trois défaites de rang ont ainsi plombé l’ambiance à Saint-Étienne, c’est incontestable. Pour Christopher Galtier, il était l’heure de se secouer pour ce déplacement à Caen : « On doit avoir beaucoup plus de caractère. A moi de trouver les options, changer les orientations de travail, faire les choix pour y remédier. Je ne suis pas satisfait des trois derniers matches. Ce n’est pas un problème d’ordre physique mais mental. Il ne faudra pas subir les événements, ni la pression mais jouer, jouer. Il faut retrouver un état d’esprit conquérant. Ce n’est pas un problème de volonté, ni d’investissement mais de caractère. Le gros du travail est à faire sur nous-mêmes. » (Christophe Galtier) Que de bonnes intentions laissées au vestiaire du stade d’Ornano hier. Après un quart d'heure de promenade de santé sur la pelouse caennaise, le jeu s'accéléra doucement, à l'image d'une formation caennaise qui se découvrît de plus en plus. La malchance frappa Caen avec la blessure de Proment autour de la 20e minute de jeu. Ce fut donc le premier changement (sortie de Proment sur blessure et entrée en jeu de Marcq). Ce coup dur ne condamna pas Caen. Les Stéphanois multiplièrent les erreurs derrière et tentèrent de se dégager dans la confusion à plusieurs reprises. Le ballon circulait avec un léger avantage aux Caennais. A la demi-heure de jeu, les Normands s'installaient (enfin) dans le camp adverse. Un beau mouvement forézien calma les ardeurs caennaises, notamment par un jaillissement rapide de Sako sur le côté gauche. Sako déborda, effaça un défenseur, puis frappa fort sur le poteau ! Juste après, Yatabaré centrait au point de penalty. El-Arabi prit le dessus sur Bayal et sa tête alla mourir sur la barre, puis sur le dos de Janot sans pénétrer dans le but… Les Verts s’essuyèrent le front, nous aussi. La première période avait été laborieuse avec zéro tir cadré de part et d'autre. Les deux équipes s’étaient surtout préoccupées d’évoluer en contre. L’AS Saint-Étienne faisait un peu plus le jeu, mais avait du mal à s'approcher du but normand. Les deux formations revinrent des vestiaires, malheureusement avec les mêmes ambitions qu'en première période : le ballon circulait sans la moindre prise de risque. A la suite d’un contre favorable, Rivière récupérait le ballon et frappait. Sa balle roula le long de la ligne du but sans faire mouche. Sur un coup franc caennais et un centre au second poteau, Bayal se jeta pour dégager. Il ne fut pas loin de tromper son gardien ! Jérémie Janot dégageait en corner. Les deux formations semblaient surtout désorganisées. Elles se précipitaient d'un but à l'autre sans se montrer dangereux, sans idée directrice bien arrêtée. Il fut indiqué alors deux minutes de temps additionnel par le speaker du stade. Deux longues minutes qui, pensait-on, allaient rallonger un peu plus ce pathétique spectacle. Or, ce fut le moment parfait pour l’ouverture du score des locaux. Mollo servait El-Arabi en retrait (seul dans la surface de réparation stéphanoise), qui frappait fort et trompait Janot.Le stade exultait, le banc explosait de joie. Tout fou, le Caen ! Au terme d’un triste spectacle, avec deux formations d’un faible niveau technique, le SM Caen arrachait une victoire au mental dans les arrêts de jeu et enfonçait une AS Saint-Étienne qui concède une 4e défaite consécutive. Tout fout l’camp.
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