Galtier raconte des anecdotes sur Ruffier et KMP

Pros | Publié le par Tibo | 57 commentaires
L'ex entraîneur de l'AS Saint-Etienne s'est longuement confié dans une interview accordée à France Football. Il y évoque notamment deux anecdotes lors de son séjour chez les Verts.

"Je me souviendrai toujours d'une intervention à la mi-temps d'un match pathétique à Auxerre, dans des vestiaires exigus. J'avais mis les joueurs en garde toute la semaine contre la faculté de l'adversaire à jouer en contre, et on s'était faits avoir plusieurs fois. J'ai décidé d'être très calme, mais la colère monte. Progressivement, je m'énerve, tellement que je fous un coup de poing dans une cafetière. Comme dans un film, au ralenti, elle part en l'air, tournoie, explose et tout son café brûlant atterrit sur... la Ruffe ! A ce moment là, tu es seul au monde... Qu'est ce que j'ai fait ? Mâchoires serrées, il a pris sur lui, s'est levé, a enlevé sa tenue et est parti se doucher. J'étais sur qu'il allait rentrer chez lui, car je pensais avoir commis l'irréversible ! Je suis allé m'excuser auprès de lui, et il m'a simplement dit : "Je m'enlève le café et on repart."

Cette saison; à Nantes, au bout de 17 minutes, on a déjà fait nos trois changements. Kevin Malcuit rentre se fait expulser sur sa première intervention et sort blessé ! A ving-cinq minutes de la pause ! Il faut bien avoir conscience qu'un joueur qui manque une semaine manque trois matchs. S'il est out trois semaines, c'est neuf matchs ! J'ai dit à René Lobello : "je vais rentrer au vestiaire, c'est Pearl Harbor ! Il y a des bandages et de la glace partout, des joueurs allongés. Je m'assois face aux joueurs vvalides de façon théatrale. je ne voulais pas qu'ils regardent ceux qui étaient blessés, ni qu'une déprime contagieuse leur tombe dessus. Je leur dis : "les gars, j'ai bien réfléchi, on ne peut plus faire de changement, on a quatre blessés, on est un de moins, on a beaucoup de matchs qui arrivent. Jouer la seconde période, c'est s'exposer à d'autres blessures. On ne va jamais tenir. Il vaut mieux qu'on ne revienne pas, on déclare forfait, j'ai le feu vert de nos dirigeants." Et là, Kevin Monnet-Paquet, qui avait joué toute la première mi-temps arrière droit se lève et prend la parole : "Hors de question. On y va coach ! On fait deux lignes de quatre, on ferme, on se met minables." Je n'avais pas voulu intervenir, je voulais qu'ils s'approprient le match. Et ils ont été là (0-0) ! On nous refuse même un but sur coup de pied arrêté !"
Photo de Kévin Monnet-paquetPhoto de Stéphane Ruffier
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