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Edito: A SE TAPER LA TÊTE SUR LES MURS

Publié le par Franck 0 commentaire
Après avoir bien terminé l’année 2010, les Verts retrouvaient le championnat hier soir. Installés à la 6e place avec 29 points en poche, les Verts pouvaient nourrir de vraies ambitions. Ce déplacement à Lens permettait de jauger l’état du groupe après la trêve, notamment face à un adversaire en position de relégable et qui vient de limoger son entraîneur Jean-Guy Wallemme, remplacé par Lazlo Böloni. Christophe Galtier ne doutait d’ailleurs pas d’une réaction de ses joueurs après l’élimination surprise en Coupe de France face au Clermont-Foot : « La réaction, on doit l’avoir face à Lens. Connaissant ce groupe-là, je sais que nous aurons une réaction. Cette élimination est problématique en elle-même dans la mesure où cette compétition était très intéressante pour nous. Concernant le calendrier, ce n’est pas un problème : nous ferons un travail foncier sur une quinzaine de jours et disputeront un match de préparation face à Monaco à Valence. Ce travail foncier nous apportera une certaine fraîcheur à un moment donné quand il faudra aller chercher des points décisifs. Ceci dit, j’aurai bien évidemment préféré disputer un 1/16e de finale de Coupe de France. On sait que Lens aura une réaction. C’est son premier match de l’année à Bollaert avec un nouvel entraîneur. Lens se doit de récolter des points. On a été dans cette situation-là, la saison dernière. On doit s’en servir pour préparer ce match. Ce sera difficile pour nous, mais ce sera également difficile pour Lens.» (Galtier).Des phrases vaines d’écoute. Les joueurs stéphanois n’ont en effet pas dû prêter grande attention à ces déclarations. Boubacar Sanogo n’a pas effectué son retour dans le groupe stéphanois à Lens. Christophe Galtier en a décidé autrement, puisqu'il a laissé l'attaquant ivoirien (blessé tout de même depuis 4 mois) à disposition de l'équipe réserve (CFA). De son côté, Laurent Batlles était suspendu (on a grandement ressenti son absence), alors qu'Andreu, qui s'est fait opéré, est de nouveau indisponible pour un mois. Yohann Andreu repassera ainsi sur le billard. A peine remis d'une pubalgie qui l'a tenu éloigné des terrains pendant neuf mois, le jeune latéral s'est donné un coup au ménisque lors de son match de reprise avec la réserve (CFA) ! Les Verts ont en tout cas le chic pour nous offrir des matches aux scénarios décevants. Après une élimination à Auxerre en coupe de la Ligue, après la sortie de route le week-end dernier en coupe de France face au Clermont-Foot, Saint-Étienne poursuit dans la physionomie des matches en mode « faux espoir ». Hier soir face au RC Lens, l’une des plus mauvaises équipes de Ligue 1 (seule Arles-Avignon peut rivaliser cette saison à un si bas niveau !), l’ASSE n’a jamais eu besoin de bien forcer pour maintenir le score à 0-0. Du reste, à un quart d’heure de la fin de la partie, on s’acheminait vers le partage des points (ce qui n’aurait pas été un scandale). Or, curieusement, l’ouverture du score (surprise) forézienne a…réveillé des Sangs et Or au fond du trou.On aurait finalement mieux fait de s’abstenir de marquer !Car ce matin, nous compterions certainement 30 points. Ce qui a surtout aidé Lens à respirer dans ce match, c’est le penalty sifflé en sa faveur quelques minutes après le but de Sako (à voir la réaction de Rivière sur le but de Sako, quelle joie !). Mais ce penalty est fort discutable : Janot ne semble pas jouer autre chose que le ballon, mais surtout il y a un hors-jeu de position côté droit et un « vrai » hors jeu dans l’axe, bien que le joueur fauché au final ne soit pas en position de hors-jeu au départ du ballon (quelle règle débile !). On a vécu le même scénario (mais à l’envers cette fois-ci) que celui de la 19e journée à Lille : l’ouverture du score lilloise (Sow) fut suivie par un généreux penalty accordé aux Verts sans qu’on eut le temps de gamberger, comme hier avec le penalty transformé par Roudet quatre minutes après l’ouverture du score stéphanoise. Sauf qu’hier soir, sur la pelouse de Félix Bollaert, l’AS Saint-Étienne a fini par craquer et a même offert le but libérateur de la victoire aux Artois (déviation de Loïc Perrin dans ses propres cages d’un ballon de Jemaa qui sortait…) !Ce match au goût extrêmement amer va laisser des traces. En effet, après deux sorties de routes bien rapides dans les deux coupes nationales, bien malin celui qui saura dire aujourd’hui à quelle place du classement de L1 vont terminer les Verts.Car avec un tel camouflet vécu hier soir, au point de se taper la tête sur les murs (Lens-ASSE 2-1, 20e journée de Ligue 1), on a bien du mal à jauger nos véritables ambitions en Ligue 1. Sincèrement, avons-nous l’équipe pour jouer dans le wagon des prétendus européens de mai prochain, ou allons-nous glisser au classement jusqu’à un ventre en cours de formation ? A Lens hier, nous avons été frappés par la faiblesse du jeu des Sangs et Or (malgré le récent changement d’entraîneur).Avec une ligne d’attaque digne de ce nom (notamment un vrai avant-centre), l’ASSE aurait sans aucun doute plié son affaire en deux coups et trois mouvements.On a souffert en regardant Rivière pendant 90 minutes. Pourtant Queudrue et Varane ne sont pas les meilleurs défenseurs centraux d’Europe.Emmanuel Rivière, bien esseulé, a toujours eu du retard dans ses appels, ses contrôles, etc. Physiquement il nous est apparu bien éloigné du niveau requis (surtout avec deux défenseurs centraux lensois aussi faibles). Aussi, convient-il de pointer du doigt les approximations de Christophe Galtier : - Aligner un seul attaquant de pointe chez un relégable bien pâle, c’est manquer d’ambition voire afficher encore plus de peur que lui ! - Comment expliquer la gestion du cas Bergessio ? Pas de Bergessio hier soir…mais du N’Daw, alors que depuis des semaines on nous dit que le dernier va quitter Saint-Étienne mais pas le premier… Cela dit, cantonné la plupart du temps au banc des remplaçants depuis le coup d'envoi du championnat, Gonzalo Bergessio semble en partance dès cet hiver. L'attaquant argentin disposerait d'une touche en Turquie. Le club de Bucaspor, avant-dernier de son championnat, serait en effet intéressé. Pas forcément très alléchant pour l'ancien joueur de San Lorenzo mais sinon, comment expliquer son absence d’hier ? Un cas sportif mal géré. - L’entrée de N’Daw est injustifiée et en outre cette entrée désorganisa le milieu de terrain stéphanois - Bayal s’est plaint de la cuisse. On pensa tous à un claquage (ou un problème musculaire du même acabit). Or, alors que le médecin du club indique un changement au coach, Bayall décide seul de son sort et demande à rester sur la pelouse moyennant simplement un strapping ! Qui commande sur le banc ? On se donne des gifles pour ne pas y croire, on s’en tape la tête sur les murs. Un match à vite oublier. LES 1001 NUITS LENSOISES: « Les Mille et Une Nuits » est un recueil anonyme de contes populaires en arabe, d'origine persane et indienne. Il est constitué de nombreux contes avec des personnages mis en miroir les uns par rapport aux autres. L'origine des contes présents dans les Mille et Une Nuits est difficile à déterminer du fait de leur transmission par oral et de l'absence de sources écrites. Figés à l'écrit au XIIIe siècle seulement, les contes sont donc le résultat de la fusion de nombreuses versions orales. Ce recueil de contes est considéré comme marginal dans la littérature arabe et relève d'un registre populaire. Ces contes furent ensuite diffusés en Europe (traduction d'Antoine Galland au XVIIIe siècle). Lorsque parurent les premières traductions d'Antoine Galland, l'audience du livre fut immédiate en Europe, et devint rapidement l'objet d'étude et un succès de la littérature. Parmi les plus connus de ces contes : Aladin ou la Lampe merveilleuse, Ali Baba et les Quarante Voleurs et Sinbad le Marin. Des soirées comme celle d’hier, on a vécu un bon paquet. Comme si le stade Félix Bollaert était un lieu de malédiction avéré. Vous allez le constater dans le détail ci-après, avec notamment des buts qui très souvent se suivent à une minute d’intervalle et qui font basculer la rencontre, comme hier soir. Certes, je n’ai pas 1001 facéties à détailler ci-après, mais juger plutôt les scénarios qui se sont déjà produits pour Saint-Étienne sur la pelouse lensoise, depuis 1976 : 1) Mercredi 24 mars 2010 : Lens-ASSE 3-1 (coupe de France) La saison dernière, lors du ¼ de finale de la coupe de France disputée sur une seule rencontre à Félix Bollaert, Saint-Étienne rentre à 100 à l’heure dans la partie en ouvrant le score par Mirallas dès la 1ère minute de jeu ! On se voit déjà en ½ finales… Sauf qu’Eduardo (36e), Yahia (75e) et Roudet (89e) renvoient les Verts à leurs chères études !3-1 score final. 2) Mardi 22 décembre 2009 : Lens-ASSE 1-0 (Ligue 1) Saint-Étienne tient la baraque et pense pouvoir rapporter un point précieux du Pas-de-Calais.Les Verts ont en outre grandement besoin de points puisqu’ils jouent le maintien.Sauf que dans les arrêts de jeu, notre ami Eduardo (91e) trompe la vigilance forézienne.Un sacré camouflet. 3) Dimanche 4 novembre 2007 : Lens-ASSE 3-2 (Ligue 1)Là on entre dans du lourd : les Verts mènent 0-2 à la mi-temps en se promenant sur la pelouse artoise. Gigliotti puis Landrin ont fait plier la défense lensoise. Sauf qu’en seconde période, l’ASSE réussit le tour de force de…perdre 3-2 en encaissant notamment un doublé de Dindane dans les dernières minutes ! Du grand Sainté. 4) Dimanche 28 janvier 2007 : Lens-ASSE 3-3 (Ligue 1)C’est le record absolu de nos performances réalisées à Félix Bollaert.Cette fois-ci, l’AS Saint-Étienne mène 0-3 à la mi-temps, notamment à l’aide d’un doublé du tchèque Heinz.Mais voilà, en seconde période, après un premier but anecdotique de Seydou Keita à la 67e minute, les Verts craquent et encaissent encore deux buts dans les 4 dernières minutes.On se demande encore comment une équipe menant 0-3 à l’extérieur peut rentrer à la maison avec un point du nul seulement. C’est du Made in Sainté. 5) Dimanche 4 décembre 2005 : Lens-ASSE 2-1 (Ligue 1)On revient dans du plus « classique » : Loïc Perrin a ouvert le score à la 25e minute mais seulement 8 minutes plus tard Lens est revenu dans le match.En seconde période, les Stéphanois craquent et s’inclinent 2-1 sur un but de Daniel Cousin. 6) Samedi 30 avril 1994 : Lens-ASSE (Ligue 1)Laurent Blanc a ouvert le score dès la 3e minute de jeu !Les Verts mènent donc au tableau d’affichage.Mais Wallemme a égalisé avant la mi-temps. En seconde période, un doublé de Roger Boli permet aux Sangs et Or de battre 3-1 une AS Saint-Étienne…trop bien partie une fois encore. 7) Mardi 9 avril 1985 : Lens-ASSE 1-1 (coupe de France, match aller)En 1/8e de finale aller de la coupe de France 1985, les Verts (alors en Ligue 2) ont fait l’exploit d’ouvrir la marque à la 80e minute de jeu (Ribar).On se dit qu’à dix minutes de la fin le tour est joué, sauf qu’à peine l’engagement lensois fait, Deplanche égalise (81e) et redonne l’espoir au peuple lensois (les Sangs et Or évoluent eux en Ligue 1) !Encore un battement ridicule d’une minute entre les deux buts.Quand je vous dis que Bollaert est terre maudite pour l’ASSE ? 8) Samedi 26 novembre 1983 : Lens-ASSE 2-1 (Ligue 1)Après un premier but lensois signé Tlokinski à la 52e minute, les Verts poussent et égalisent à 5 minutes de la fin par Daniel Sanchez (85e).On croit que le point est en poche. Erreur ! Philippe Vercruysse, une minute seulement (encore !) après l’égalisation stéphanoise, offre la victoire aux Sangs et Or (86e).Les buts se succèdent à Bollaert lorsque les Verts et les Sangs et Or s’affrontent ! 9) Vendredi 29 avril 1983 : Lens-ASSE 4-2 (Ligue 1)Les Foréziens ont ouvert le score par Bernard Genghini au tout début de la seconde mi-temps (47e minute).On a grand espoir que les Verts l’emportent.Malheureusement, Piette à la 59e et Brisson à la 76e minute de jeu permettent au RC Lens de mener 2-1.A un quart d’heure de la fin la messe semble dite. Or coup de tonnerre, Jean-Louis Zanon égalise à 2-2, seulement 2 minutes après le but de Brisson (78e) !Là on se dit que les deux équipes vont se contenter du nul.Erreur !Ogaza (83e) et Xuereb (89e) finissent le travail ! Félix Bollaert est un stade maudit pour Saint-Étienne. 10) Samedi 6 octobre 1979 : Lens-ASSE 4-3 (Ligue 1)Les Verts mènent 1-2 à Lens à la mi-temps. Malgré une ouverture du score lensoise par M’Pelé dès la 10e minute, Michel Platini et Johnny Rep ont donné l’avantage aux Stéphanois à la pause.En seconde période, Saint-Étienne enfonce le clou en inscrivant un troisième but (Rocheteau à la 70e minute). A 20 minutes la fin, les Verts menant 1-3, on ne se fait plus trop de soucis.Erreur ! Guy Lacombe (seulement 5 minutes après le but de Rocheteau) ramène le score à 2-3 (75e). Puis, un doublé d’Ehrlacher aux 80e et 85e minutes de jeu permirent aux Lensois de battre l’ASSE !Décidément… 11) Samedi 17 janvier 1976 : Lens-ASSE 1-1 (Ligue 1)L’AS Saint-Étienne débloque la situation par Jean-Marc Schaer (70e minute). A peine deux minutes plus tard (encore !), Marx égalise pour Lens.Score final 1-1. Onze souvenirs de Félix Bollaert à ajouter à celui d’hier, tout aussi épouvantables les uns que les autres !Vous constatez ce double phénomène :  on mène au score mais soit on perd, soit on fait match nul au final  on marque, on égalise ou on prend l’avantage, mais une ou deux minute(s) après Lens marque à son tour ! Ces matches Lens-ASSE sont maudits pour nous.Les Stéphanois pensaient avoir fait le plus difficile en ouvrant le score à seulement 12 minutes de la fin sur un tir dévié de Sako, mais comme souvent, les Verts n’ont pas su tenir cet avantage. Ils ont complètement craqué en deux minutes et s’inclinent finalement 2-1 pour rentrer dans le rang, alors qu’un succès leur aurait permis de rester sur les talons des leaders. Un scénario difficile à digérer pour Christophe Galtier : « La semaine dernière, il y avait de la déception. Cette fois, c'est de la colère. Je pense que nous n'aurions pas dû perdre. Je pense que c'est de la déconcentration. Alors qu'on menait à dix minutes de la fin et qu'on avait en face un adversaire en difficultés, qu'on avait une maîtrise quasiment parfaite, on a joué à l'envers. On devait être calme, montrer qu'on était une équipe qui a 29 points et non une équipe de relégable, on a montré l'inverse. J'ai vu une équipe lensoise qui a joué son va-tout avec beaucoup de détermination de conviction dans les dix dernières minutes. J'ai vu mon équipe s'affoler, perdre pied rapidement, se désorganiser. Et on perd logiquement le match sur ces dix dernières minutes. Il faut grandir rapidement. Si chaque fois qu'on mène, on se fait rejoindre... Il faut apprendre à gérer. On dit que c'est dans les défaites qu'on apprend. Moi ça m'emmerde! On a assez payé le fait de ne pas savoir garder le score. On a la chance de dire qu'on va rester accrocher au bon wagon car on a quinze jours pour préparer Toulouse. Ce n'est pas le cas. Ma fonction m'impose de prendre des décisions. » (Galtier). Dimitri Payet se souvenait forcément du match aller face à Lens, puisque le Réunionnais, alors en pleine bourre, avait inscrit le premier triplé de sa carrière ! Les représentants de Dimitri Payet devaient rencontrer la direction du club forézien avec à l'ordre du jour, des discussions sur l'avenir du joueur, en contrat avec l'ASSE jusqu'en 2013. L'intéressé assure ne pas vouloir prendre la poudre d'escampette de sitôt : « Je n'ai jamais envisagé de partir cet hiver, ni même l'été prochain. Je ne veux pas parler non plus de prolongation, il est trop tôt, mais voir que le club a fait re-signer le coach et Loïc (Perrin), c'est intéressant. Le club s'appuie sur la continuité » (Payet). Au moment d'évoquer les recrues possibles du mercato hivernal, Chistophe Galtier a reconnu avoir un oeil sur Gilles Sunu, le jeune milieu de terrain d'Arsenal qui pourrait être prêté sans option d'achat, mais il est surtout revenu sur le cas du Monégasque Alejandro Alonso : « C'est un milieu latéral, il peut jouer à droite, à gauche, mais aussi en soutien de l'attaquant, c'est le type de profil que je recherche. Il est certain qu'avec le changement d'entraîneur, nous avançons moins vite sur le dossier. » (Galtier)En froid avec Guy Lacombe, le milieu argentin aurait pu arriver rapidement à Saint-Étienne a reconnu Galtier.Il n’aurait pas été de trop.
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